Un monde en crise, c’était vraiment mieux avant ? – 37 minutes

Dans ce deuxième épisode, nous nous demandons si tout était vraiment mieux avant. Au travers de l’amélioration quotidienne des conditions de vie de millions de personnes à travers le monde, nous questionnons les structures qui ont permis l’apparition de la prospérité, comme le libre-échange ou le droit, mais aussi la pertinence de l’aide au développement pour permettre la sortie de la pauvreté.

Un monde en crise – c’était vraiment mieux avant ?

Présentation 

Clichés

    1. Pauvreté
    2. Inégalité

Institutions

      1. Libre-échange
      2. Aide au développement

Résumé

Pistes de lecture

Non ce n’était pas mieux avant – Livre de Johan Norberg

Nicolas Pierre
La grande évasion (Santé, richesse et origine des inégalités) – Angus Deaton Pulp libéralisme : La tradition libérale pour les débutants – Daniel Tourre
Comments (2)
  1. Salut !
    Alors oui on est beaucoup plus riche qu’avant. Mais la vie coûte aussi beaucoup plus cher. Et je ne suis pas sur que la qualité de vie ( nourritures, temps de sommeil, temps libre , niveau de santé (pollutions air, eau et terre ), vie de famille ou en communauté 😉 )

    En comparant notre modèle de vie à l’occidentale on compare UN seul modèle de vie alors qu’avant ( vers 1700 ) il y en avait des milliers ( en tout cas un par région géographique lié au conditions climatiques, je pense pas qu’un espagnol et écossais avait une vie comparable ). Et parmi tout ces modes de vies il y en avait surement qui n’étaient pas terribles mais surement aussi beaucoup qui avaient un niveau de vie dont nous ne pourrions que rêver.

    Quand on regarde tout ce qu’a besoin notre société pour s’enrichir ( ressources minières et pétrolières ) et comment cela termine ( décharge de l’en Italie du nord dans le sud grâce à la camorra, décharge du monde en Chine car ils ont repris la technique des stakeholders mafieux) je me dis que le libre échange a apporté énormément de bienfaits mais qu’il serait temps d’envisager qqch de plus raisonnables.

    Je vous recommande donc Gommora de Roberto Saviano pour en apprendre plus sur un monde ou le profil est plus important que des vies humaines et accessoirement comment “valoriser” les déchets de nos sociétés industrielles dont personne ne sait quoi en foutre.
    Concernant toute les ressources que l’on utilise je vous recommande : L’Âge des low tech, Vers une civilisation techniquement soutenable de Phillipe Bihioux.
    Merci pour ces réflexions qui me font apprécier le libéralisme à sa juste valeur. Brice

    • Merci pour ton commentaire et les différentes informations.

      Je vais répondre par point :

      1. Coût / qualité de vie

      C’est évidemment toujours des chiffres globaux, mais en général la qualité de vie augmente :

      “Dans les pays très développés, les hommes et les femmes ne vivent pas seulement plus longtemps mais restent aussi, en moyenne, longtemps en meilleure santé et sans handicap majeur. Deux faits expliquent l’allongement, en termes relatifs et absolus, de l’espérance de vie sans maladie et sans handicap : d’une part, la situation sociale, économique et sanitaire des rentiers s’est améliorée et, d’autre part, de grands progrès ont été réalisés ces dernières décennies dans le dépistage, le diagnostic et le traitement de maladies (chroniques) et la réadaptation.”

      https://www.bfs.admin.ch/bfs/fr/home/statistiques/developpement-durable/monet/tous-selon-themes/sante/esperance-vie-bonne-sante.html

      On peut ajouter à cela qu’en Suisse : “le temps de travail a baissé d’un tiers depuis les années 1950, ce qui laisse plus de temps pour ses loisirs. Dans l’intervalle, le nombre de semaines de vacances est passé de 2 à 5,2 et les jours fériés de 5 à 9,5. Avoir congé le samedi est aussi devenu la norme, ce qui n’était pas le cas au milieu du siècle dernier”.

      https://www.rts.ch/info/economie/8764581-en-suisse-le-temps-de-travail-a-baisse-d-un-tiers-depuis-les-annees-1950.html

      1. Comparaison des modèles de vie

      Aujourd’hui on a encore des modèles qui s’affrontent. Une sorte de capitalisme d’Etat collectiviste en Asie (trade-off sécurité et stabilité du travail, mais moins de liberté) VS le “monde libre” qui souffre d’une sorte de mélancolie suite à la crise, perte de repères, insécurité tant économique (changement de la structure de l’emploi, déclassement, etc) que réelle (migration, attentats, etc). On voit émerger un désir de retour d’un Etat fort avec l’arrivée de populiste de gauche / droite. A voir quel modèle finira par s’imposer, mais on est loin de la “fin de l’histoire”.

      Et à l’intérieur du modèle occidental t’as différents sous modèles également, des pays inégalitaires, d’autres moins, des pays qui préfèrent le chômage (France) et d’autres des mini jobs (Allemagne), des pays très endettés, d’autres moins, des pays pro science, d’autre moins, etc etc. Je pense pas vraiment que la convergence soit si forte.

      3. Changement de modèle

      Effectivement, la croissance actuelle se base sur les énergies fossiles qui servent de carburant peu couteux. Il faut absolument dé-carbonner la croissance, et rapidement. Le meilleur mécanisme pour y arriver c’est de donner un prix au carbone, c’est l’objet de notre prochain podcast 😉

      De manière générale, le modèle actuel souffre à mon avis d’une absence de libéralisme et non le contraire. Les droits de propriété sont mal définis, ce qui permet pollution, décharge sauvage de déchets, etc. Tout est lié au fait qu’on ne prend pas assez en compte l’externalité négative qu’est la pollution. On a actuellement un droit de polluer sans en payer le prix, et donc d’agresser la propriété d’autrui qui perd de la valeur. C’est cela qu’il faut changer, pas le modèle.

      Si on décide de sortir d’un monde qui se base sur la division du travail et sur la concurrence, on doit accepter qu’une partie des biens ne sera plus disponible en Suisse et que le reste coutera plus cher. De manière générale, entraver le commerce et les échanges c’est réduire la richesse collective, donc porter atteinte au pouvoir d’achat. On peut choisir ce modèle, mais il faut en assumer les conséquences. Il n’est pas possible d’avoir la qualité de vie actuelle et l’abondance qu’on connait, et une fermeture des frontières, etc. Il faut choisir. Chacun peut déjà le faire à son échelle, évitons d’imposer cela à autrui sans son consentement.

      Personnellement je pense que l’économie circulaire, la valorisation des déchets et la rationalisation de l’utilisation des matières premières sont des pistes bien plus intéressantes que le protectionnisme ou le “localisme” dogmatique.

      J’ajoute ton conseil de lecture (L’Âge des low tech, Vers une civilisation techniquement soutenable de Phillipe Bihioux) à ma liste. Dans le même genre je pensais lire celui de Guillaume Pitron, «La guerre des métaux rares. La face cachée de la transition énergétique et numérique». A suivre!

      https://www.letemps.ch/culture/nondits-transition-energetique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

code