« My body, my choice » – 33 minutes

Dans ce cinquième épisode, nous abordons une question de grande actualité. On parle souvent de liberté économique, mais pour nous le libéralisme est un tout, comme expliqué dans l’épisode 1. Aujourd’hui, on vous parle de la liberté de disposer de son corps, de ses éventuelles limites et du futur de la liberté en la matière.

« My body, my choice »

Présentation

Liberté sur son corps, sans limites ?

  1. Avortement
  2. GPA
  3. Travail du sexe
  4. Drogues

Futur de la question – Le transhumanisme ?

Résumé

Pistes de lecture

Défendre les indéfendables – Livre de Walter Block

NicolasDiego
De l’assujettissement des femmes – John Stuart MillThéorie de la justice – John Rawls

Prochaine épisode : La figure de l’entrepreneur, ce héros mal-aimé

Comments (2)
  1. Tout d’abord féliciter les auteurs du blog et du podcast. Revenir aux fondamentaux d’un courant de pensée – le libéralisme en l’occurrence – afin de l’utiliser comme grille d’analyse d’une problématique donnée, cela peut paraître tautologique (on peut deviner les conclusions) mais c’est essentiel en ces temps où le relativisme idéologique et les populismes de tout poil imprègnent l’action politique de beaucoup de gouvernements y compris dans nos pays de démocratie libérale.

    Deux remarques toutefois concernant le dernier podcast “Liberté sur son corps” :

    Tout d’abord, concernant la neutralité de l’Etat face au libre choix de l’individu. L’Etat n’est jamais neutre puisqu’il est mû par la politique. Et la politique ce sont des valeurs et des idées spécifiques. Or, lorsqu’un parti investit l’Etat après une victoire électorale, il va tenter d’imposer son agenda politique à toute la société. Un parti d’inspiration religieuse fondamentaliste ne va par exemple jamais tolérer que des individus pratiquent l’avortement. Il va restreindre, voir interdire ce droit au nom de valeurs “supérieures” au libre arbitre des individus.

    En ce qui concerne la liberté de prendre des stupéfiants, si l’on laisse de côté tout jugement de valeur sur les addictions, il n’en demeure pas moins qu’on se heurte rapidement à un problème de déséconomie d’échelle au niveau d’un Etat. En effet, les addictions entraînent des dépendances et des problèmes sanitaires et de sécurité publique qui génèrent un coût économique et social qui touche toute la collectivité (voir l’épidémie des opiacés aux USA). On en arrive à que la liberté des uns de consommer des stupéfiants a des conséquences également sur ceux qui n’en consomment pas : ma prime d’assurance maladie va augmenter, le risque de me faire agresser par un toxicomane en manque augmente également.

    Au final, la question est de déterminer ou doit se trouver le curseur entre garantie des Libertés Individuelles et la préservation du Bien Public.

  2. Monsieur,

    Merci pour vos encouragements et ce commentaire pertinent.

    Vous avez raison de dire qu’un parti prenant le pouvoir a des valeurs qu’il souhaite appliquer. Celles-ci peuvent parfois entrer en collision avec la liberté des individus. Mais cela n’empêche pas que plus un Etat est neutre, moins il discriminera une partie de la population. Ce n’est évidemment pas la réalité dans les démocraties libérales (cf tous les débats moraux et moralisateurs actuels sur la PMA, ou l’avortement) mais c’est ce à quoi il faudrait tendre, pour garantir aux individus pleine liberté sur leur propre corps. Un Etat faisant le “Juste”, plutôt que le “Bien”.

    Concernant les drogues, il y a deux aspects selon moi : la question “idéale” de la liberté des individus de se nuire à soi-même (avec la condition du choix éclairé que nous abordons dans le podcast) et l’approche pragmatique que vous évoquez à juste titre là-aussi. La politique répressive actuelle n’empêche pas la consommation, et celle-ci se fait dans des conditions parfois précaires pour les individus (méconnaissance du produit, pas d’encadrement). Une approche basée sur la prévention et l’accompagnement, permettrait de lutter plus efficacement contre la consommation. Légaliser, ce n’est pas encourager.

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